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J'aurais pu prendre ton coeur, ça aurait suffit. Mais je sais déjà à quel point je vais le bousiller, l'écraser, l'écorcher, le vider. Je ne le voudrais pas, je ne le veux pas, mais j'ai peur. Tu sais tout m'échappe. Oui j'ai peur, oui je flippe. Tu me reprocheras ma peur. Aucune stabilité, rien du tout, pourtant j'en ai des points d'ancrage. Mais je suis instable, et plus ça va, moins ça va. Bad News From the Stars. Plus j'avance, plus je me rend compte de mon état, de mon attachement, et plus j'ai peur. Plus je me dis que tu me manques, plus je me nois. Parce que peu importe combien quelque chose nous blesse, parfois, l'abandonner fait encore plus mal. Et c'est peut-être le plus dangereux. Il y a un moment où je flancherai, et peut-être qu'à ce moment là j'aurais compris, que tout ce baratin, ne servait à rien. Mais on n'y est pas. La peur, l'angoisse, s'accroche à mes tripes, à mon crâne, et ne daignent s'en séparer. C'est pire que tout. Quand on a peur, c'est qu'on a quelque chose à perdre. Tu te vides, de l'intérieur, tu imploses, tu exploses, tu ne sais même plus. Tu avais oublié cette sensation de vide, de peur, qui te saisi les boyaux, sans jamais s'en aller. Les larmes finissent par couler, on fini par tout péter. Et alors ? Après, plus rien n'a d'importance, tant pis si tu ne t'intègres pas, tant pis si tu es lâche, tant pis si tu as mal. On s'en fou. Tu te fou de toi même. Regarde toi, c'est lamentable. Mais ouvre les yeux, regarde ce(lle) qui te retient. ça te fout encore plus les j'tons hein ? Là, maintenant tu t'en rends compte ? Les tripes elles se tordent, mais tu sais pourquoi. Tu es lâche. Quelle idée. Bien avant qu'on se soit déçu. Bien avant qu'on soit des déchets. Bien avant ce goût de déjà-vu. Je savais déjà qu'on y resterait. Bien avant qu'on se soit perdu. Oui, bien avant qu'on ait rien gagné. Bien avant le coup de massue. Je savais déjà, tout ce que je sais.
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